Correlationism and Postmodern Stories

Correlationism and postmodern stories

Loloya Marimount University, Los Angeles, April 8th 2016

 

Abstract

This paper discusses Q. Meillassoux’ arguments in Après la finitude in relation to fiction. My main example is the story that Lyotard tells at the beginning of his article “Une fable postmoderne”. This story produces “ancestral statements” but these appear in a story rather than in science, whereas Meillassoux only refers to “ancestral statements”, coming from, or apparently coming from science. To what extent can fiction make ancestral statements? What is the speculative value of ancestral statements in fiction?

I make two claims.

First, I argue that the importance that Meillassoux gives to science in his book comes from the fact that he considers all science to be reducible to one theory referring unequivocally to a single universe, which is doubtful with regards to contemporary science.

Second, I argue that Meillassoux ‘s criticism of correlationism and his own attempt to get out of correlationism depend on what I call the “principle of the present” according to which only the present can be immediately given, or in Meillassoux’ words “the given is contemporaneous to the givenness”. That is, I can not have an immediate access to, have an intuition of, be given, the past nor the future, but only the present. This principle occurs in two keys arguments in Meillassoux’ book. Bergson’s theory of memory would seem to support the view that this principle of the present is false. Moreover, if one can consider fiction as a kind of givenness, a form of intuition as it were, then it clearly does not verify the principle of the present, since I can tell now a story about the past or the future. Thus I conclude that fiction considered as a form of intuition may produce ancestral statements while remaining in a correlationist background. In fact, if one refuses the principle of the present, the alternative between correlationism and speculation that Meillassoux puts in place falls: one can speculate, make ancestral statements, while still being a correlationist.

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Métaphysique d’un bord de mer

Métaphysique d’un bord de mer, Paris, Editions du Cerf, 2016

Comment s’est inventé le bord de mer ? Avec quelles figures historiques, quels rituels sociaux, quelle littérature ? Quel est le sens de cette construction ? Et comment la décrire ? Car les concepts usuels de la métaphysique sont essentiellement terrestres et sont inadéquats pour traduire le mouvant, le fluctuant, le sans sol. Il faut les y faire jouer à contre-emploi ou les détourner pour les rattacher à ce milieu particulier qu’est la plage. Aussi le bord de mer semble appeler une autre métaphysique, qui reste à élaborer. Un livre polyphonique, construit par fragments, où chacun peut entrer comme il veut, à la saison de son choix, en fonction de son humeur ou de ses goûts, comme on peut passer un week-end à la mer en hiver, ou y rester tout un mois l’été.

S’entrecroisent des récits, des scènes de plage, des souvenirs d’enfance ou le portrait de personnages singuliers, avec l’analyse de textes littéraires et des réflexions proprement philosophiques sur les concepts et le statut de la métaphysique.
Ces fragments s’organisent en une chronique retraçant une année au bord de la mer. Une histoire des bords de mer, ou comment un territoire du vide est devenu un petit paradis. Une autre manière de faire de la philosophie.

Entretien à propos de ce livre

Entretien à propos de ce livre

 

 

 

 

Une histoire de machines, de vampires et de fous

 

Une histoire de machines, de vampires et fous, Paris, Vrin, 2007

 

Deux façons de présenter cet essai.

Une parodie contemporaine des Méditations métaphysiques de Descartes dans laquelle le Malin Génie est devenu un vampire, le corps un robot et l’esprit, une image, un être de peinture qui passe par toutes sortes d’aventure et rencontre Russell aussi que Borges.

Ou bien une analyse de l’imaginaire intérieure à l’imaginaire. La thèse en est que l’imaginaire contemporain, qui parcourt la littérature comme les sciences, met en scène, parmi d’autres oppositions, un face-à-face particulier entre les deux figures de la machine et du vampire. Il s’agit de jouer sur les images, d’utiliser leurs ressorts propres, dans la fiction par conséquent, pour mettre en lumière leur structure.